la fin....

Publié par Sabine Canneva le 09/07/2010 dans Journal de bord

Samedi 26 décembre 2009, camping Algéciras

Toujours des douleurs. Journée à travailler, un peu moins sous la pluie. On a pu aller faire une petite promenade du samedi sans pluie, mais sans voir la mer qui est trop loin. Le gros mauvais temps a l’air d’être passé. En me couchant je m’aperçois que mes 2 chevilles sont très gonflées. Je n’arrive presque plus à marcher, monter dans la capucine est un supplice.

A 4 h je me lève, et comme je n’arrivais pas à remonter dans la capucine, j’ai allumé mon pc pour écrire un peu. A 5h30, j’étais quand même un peu crevée, j’ai tenté de remonter, mais impossible toute seule. Il a fallu que je réveille Benji pour qu’il m’aide à monter et que je puisse me reposer.

 

Dimanche 27 décembre 2009, camping Algéciras

Benji est descendu du lit pour me porter depuis la banquette sous la capucine où j’avais tant bien que mal réussi à glisser. Descendre une hauteur de 50 cm m’est impossible. Je marche dans le camion en me tenant aux meubles, et j’économise mes gestes au maximum. Le rebord de 10 cm pour rentrer dans la salle de bain est un obstacle douloureux.  L’idée venait déjà depuis hier que je ne pourrais pas continuer comme ça, on a donc décidé de rentrer à Angers dans la journée. On s’arrête provisoirement j’espère. Le temps de soigner tout ça, de reprendre des forces, de tenter de régler le problème. Benji est immensément déçu bien sûr, il préfère se dire que tout est terminé et qu’on ne repartira pas. Moi je me connais, et je pense que ces douleurs vont s’arrêter un jour, mais pour le moment, ne pas pouvoir se lever, ne pas marcher, et arrêter un voyage à cause de ça fait mal au cœur. Reste toute la route à se taper, 18h de trajet selon le GPS. On prévoit d’arriver lundi en fin d’après midi.

Je ne suis pas descendue du camion de la journée, d’ailleurs, je ne peux pas. Benji a enchainé les heures de route. J’ai fini par aller me coucher dans la couchette arrière qu’on avait installée puisque je ne peux pas monter dans la capucine. Il a enchainé presque 12 heures de route jusqu’à San Sebastian.

 

Lundi 28 décembre 2009, route

On arrive à Angers en fin d’après-midi dans l’ambiance de Noël, alors que nous venons tristement de stopper notre voyage. 

 

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