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http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog.html 2017-12-17 04:55:16 FR Peluches show!! http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog/Peluches-show-/122.html http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog/Peluches-show-/122.html 2010-07-08 11:35:00 Sabine Canneva

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Le froid http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog/Le-froid/113.html http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog/Le-froid/113.html 2010-06-30 11:02:00 Sabine Canneva Quand on est allé 3 mois au Canada, le froid on connait! ;) Mais en camping car c'est un peu différent!

La pluie, on a déjà connu: la nuit où on est réveillés toute les heures parce que les gouttes frappent sur la capucine, l'inondation dans l'entrée par la porte de la cellule: il y a des rails au-dessus des ouvertures pour dévier l'eau et éviter que les gouttes tombent sur les portes et s'infiltrent. Mais là, il pleuvait trop, ou le camping car était penché d'une mauvaise façon, des gouttes tombaient sur la porte et s'infiltraient jusqu'à l'intérieur. Une flaque de 50 centimètres s'était formée dans l'entrée le temps qu'on s'en aperçoive! Heureusement, Benji est sorti courageusement pour coincer un morceau d'aluminium plié pour dévier le flot de l'eau. On entendait ploc, ploc ploc sur le marche pied comme si un robinet était ouvert.

On a eu aussi de la bouillasse dans un camping avant d'arriver à Porto, et on a vu Coimbra un dimanche pluvieux. On avoue: on n'a pas mis le nez dehors...

 

Maintenant, c'est au tour du froid! 5° ce matin à 9 heures dans la cellule, il a fallu allumer le chauffage pour ne pas se transformer en glaçons. Mais le problème, qui ne se résout pas avec un quatrième pull, est que notre cher camping-car n'est pas équipé hors gel: les batteries ne sont pas adaptées, et déjà qu'elles se déchargent très vite, alors avec du gel, n'en parlons pas!

Le système d'eau n'est pas protégé par le froid: le réservoir d'eaux sale en particulier se trouve sous le camion à l'arrière, le chauffe-eau (système avec un serpentin dans une cuve pleine d'eau) n'a pas le droit de geler non plus au risque d'être en morceau.

 Autant dire qu'on va fuir prestement les températures fraiches du moment pour se précipiter au Maroc, en espérant ne pas se faire avoir par les montagnes notamment!

La prochaine étape importante de notre périple est Saint Jacques de Compostelle en fin de semaine, puis la Corogne, et Madrid (oui oui, hop, carrément).

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Décalage horaire http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog/Dcalage-horaire-/107.html http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog/Dcalage-horaire-/107.html 2010-06-20 18:23:00 Sabine Canneva  La France change d’heure en hiver (ou bien en été…) officiellement pour économiser l’énergie. Une bonne partie de l’Europe aussi, mais pas le Portugal. Nous avions changé d’heure en Espagne, et arrivés au Portugal, on s’aperçoit qu’ils ont une heure de moins que nous. Rapide réflexion, on a déjà du mal à se lever de bonne heure le matin, et il fait nuit extrêmement tôt le soir (18h pour nous), on décide donc de ne pas changer d’heure, et de rester « décalés ». Il faudra juste faire attention aux horaires en heure locale, mais ça nous permet de profiter un peu plus du faible temps de lumière dans la journée.

On avait lu beaucoup de conseils sur internet sur la vie dans le camping-car. L’un des conseils est de trouver un lieu pour la nuit avant la tombée de celle-ci ! Ce qu’on tentera de respecter les quelques premiers jours, et qu’on oubliera bien vite: s’arrêter à 18h tous les soirs devient ingérable. Combien de fois on s’est posés de nuit, voir à 1h du matin comme à Lisbonne !

Voilà donc un petit document exclusif: le Portugal à 18h le soir! et oui, vraiment, il était à peine 18h pour nous, c'est à dire 17h pour eux!! Il faut nuit tôt en hiver, mais quand même...

 



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Dimanche à Lisbonne http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog/Dimanche-Lisbonne/101.html http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog/Dimanche-Lisbonne/101.html 2010-06-15 11:25:32 Sabine Canneva Dimanche 29 novembre 2009

Le dimanche, visite de la tour de Belem et du monastère des Héyonimos puisque c’est gratuit avant 14h. Ensuite on a fait une petite visite de la ville, mais à court de batterie, on est rentrés dans le quartier des ambassades où nous sommes garés. Le soir, on a déménagé pour se mettre juste à coté du Corto Inglese et filmer l’inauguration du sapin de Noël. Il pleuvait à saut, pas très agréable, mais le feu d’artifice a eu lieu quand même. Ensuite, promenade au Corto inglèse, à l’étage ciné, où on est allés voir « le capitalisme », de Michael Moore, en VO sous-titré portugais. Petite détente d’aller au cinéma, et petit bonheur d’entendre de l’anglais, plutôt que du portugais incompréhensible. J’ai été assez étonnée de m’apercevoir qu’il n’y a aucun rapport entre l’espagnol et le portugais dans la prononciation. Comme je comprends un peu l’espagnol avec mon français et un peu d’italien, je pensais deviner un peu de portugais : rien du tout. C’est comme du russe, on ne comprend absolument rien par déduction du français ou de l’espagnol. A l’écrit c’est déjà plus proche, mais à l’oral, oubliez, à part les 4 mots qu’on apprends : bacalhau (la morue), Bom dia, adeus, et obrigada (merci).

 

Lisbone_Benji.JPG Alors vous allez me dire: pas besoin d'aller à Lisbonne pour manger des frittes Mcdo... on peut très bien le faire à New York ou Paris (villes prises au hasard ;) )

Mais ici, même sans être écologiste militant, vouloir du pain avec moins de 42 ingrédients, de la viande 100% viande, des yaourts blancs sans gélatine, du chocolat en poudre à mettre dans le lait et non du "sucre chocolaté", est une aventure extrêmement délicate. On écume bien le Carrefour (bravo la découverte culturelle...) mais là aussi le rayon viande fait froid dans le dos: pas moyen de trouver de la "vraie viande" sans rien d'autre dedans que de la viande. Même la viande estampillée 98% était une espèce de mélange très louche et absolument mauvais. La solution du globe trotteur désespéré est donc de se retourner vers les valeurs sûres: le macdo... et on n'a même pas honte, au moins on a mangé de la vraie viande 100%!

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Le repose cuillère http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog/Le-repose-cuillre-/94.html http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog/Le-repose-cuillre-/94.html 2010-06-03 12:25:17 Sabine Canneva On voit dans les boutiques de souvenirs ces mêmes poteries dont on a vu le centre de production à Corval. Je ne trouve pas cela d’une grande élégance, c’est plutôt de la céramique un peu épaisse, avec des couleurs très vives.

Pour ma petite enquête, je regarde l’objet qui me parait le plus inutile et donc le plus touristique des magasins : le repose cuillère. C’est l’objet dont on n’a pas l’utilité, donc parfait à rapporter en souvenir à la famille. C’est une sorte de soucoupe plate grossièrement en forme de cuillère. A Corval, il est vendu 4 euros. Il est moulé, cuit et peint à la main, même si ce n’est pas très joli, les femmes qui le peignent passent du temps dessus, j’imagine à quel prix elles sont payées pour ça ! A chaque étape, je regarderai le prix de mon repose-cuillère, sorte d’étalon de valeur. A Evora, il passe à 6 euros, prix communément observé dans d’autres villes. A Lisbonne, on en a trouvé à 8 euros, tout est plus cher dans les grandes villes.

Mais le plus beau a été à Fatima ! le cours du repose cuillère dans cette ville pieuse est à 10 euros ! Toujours le même objet, avec quelques légères variante de couleurs, mais c’est rigoureusement le même !

reposecuillre.jpg

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Code de la Route local http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog/Code-de-la-Route-local/85.html http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog/Code-de-la-Route-local/85.html 2010-05-28 08:56:54 Sabine Canneva  

Chaque pays a ses habitudes en matière de circulation routière. La circulation est ce qu'il y a de plus familier et d'intime. Conduire et se déplacer mobilise des conditionnements humains très profonds, on s'en rend compte en Espagne. C'est un pays riche et moderne, pourtant il y a 20 ans, l'Espagne était pauvre presque sous-développée, et c'est ce qu'on ressent en conduisant. Ici on a une impression de déjà vu en Afrique par exemple, où le code de la route est indicatif, et de toute façon vu l'état des routes, ce n'est pas bien grave. Sauf qu'ici, cela prête à confusion puisque les routes sont "normales" propres parfaites, sauf les panneaux indicateurs qui laissent souvent franchement à désirer. Voir des comportements routiers de cow-boys surprend donc un peu dans ce contexte moderne.

Trois voitures passent au feu rouge à chaque fois, des avenues entières de voitures garées en double file, on change de file sans regarder et sans clignotant, on s'est fait doublé par un cycliste sur une voie rapide ( !!), les gens s'arrêtent assez souvent au milieu de l'autoroute, heu pardon, au bout de la voie d'accélération, et s'insèrent donc à 20 à l'heure...

Quant aux indications des panneaux, ils ne sont pas là pour vous aider. Vous trouverez des sorties d'autoroute à gauche, des sorties de voies rapides à 180 ° quand vous arrivez à 110 km/h dedans, attention à la barrière, bref, on s'entraine pour le Maroc où se sera pire on pense!

 

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méditation sur la connaissance... http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog/mditation-sur-la-connaissance/83.html http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog/mditation-sur-la-connaissance/83.html 2010-05-26 20:21:53 Sabine Canneva  

Lundi 9 novembre 2009, Séville

Après une nuit dans une rue pas si calme, on se pointe en retard chez le concessionnaire CI puisque leur adresse est « kilomètre 550 » alors qu’ils sont au « kilomètre 565 », mais tout est normal… encore heureux qu’on ait réussi à trouver en demandant à 12 personnes différentes !

Après une heure de palabres avec le gars administratif qui est décidément bien gentil mais totalement idiot, le mécano fait un cours d’électricité à Benji en espagnol. Pour l’autonomie, on s’est effectivement planté dans nos calculs, les PC consomment au moins 6 ampères/ heure et non 1,6, puisqu’il faut additionner l’ampérage du chargeur mais aussi celui du PC lui-même… ce qu’on n’avait pas fait, mais ce que personne ne nous avait dit, surtout pas notre cher concessionnaire.

De plus, le mécano nous dit que nos batteries ne peuvent pas faire 90 A chacune puisqu’elles sont trop petites. Encore une « erreur » de notre concessionnaire…

Quant au SOG etc, il change le fusible pour un 20 A, ça aussi, c'est idiot, ça ne regle pas le problème! Nouveau fusible également dans la cabine pour l’autoradio etc. La baffle gauche qui ne marche pas depuis Angers, se mets tout à coup à marcher….

On reprend la route et on va au Carrefour faire des courses : j’essaie le sog et la chasse d’eau : CA NE MARCHE PAS !!!!!!!! la baffle gauche ne marche pas non plus. On les appelle et on y retourne.

Nouvelle tentative chez le concessionnaire. Ils ont beau démonter les connections, mesurer 3 fois de suite avec leur multimètre, chercher, se creuser la tête, demander aux collègues, mais ils ne trouvent pas pourquoi notre fusible fonctionne gentiment, sauf… quand il saute ! Ils y passent 2 heures et finissent par nous mettre quasiment dehors sans nous faire payer autre chose pour se débarrasser de nous.

Notre approche de nos problèmes techniques commence donc à changer. Naïvement, comme dans beaucoup de domaines où on se sait incompétent, on a tendance à se tourner vers des professionnels. On attend donc de ces « spécialistes » qu’ils règlent ce problème, sans trop nous dire comment, les choses n’étant pas à notre portée. Voyant la façon dont ce concessionnaire étudie notre problème, je me dis qu’il ne maitrise finalement que ce qu’il fait toute la journée : des vidanges, des bons de réservations pour des véhicules neufs, et du nettoyage avant livraison. Quant à s’interroger en profondeur sur ces machines qui sont finalement assez complexes, alors là,  ils ne sont pas payés pour ça, et n’ont pas envie de le faire. Nous n’avons qu’un problème de fusible, non vital, mais nous nous sentons bien seuls devant ce « petit » problème, et on se demande ce qui se passe lorsqu’on a un vrai gros problème. Encore une fois, je me rends compte qu’il faut maitriser au moins en partie tous les domaines où son existence a un intérêt et ne pas se fier les yeux fermés à des « professionnels ». Ca demande du temps, des recherches, de l’énergie, de l’anticipation, et un peu de paranoïa que de perdre l’habitude d’aller chercher ses solutions chez les « pros ». Beaucoup sont compétents sans doute, mais ce n’est pas toujours facile de les trouver.

On va le soir au camping juste à coté à Dos Hermanas, banlieue de Séville, camping tout petit à coté de la voie ferrée. Le camping-car immatriculé en 35 qu’on avait vu sur le parking du Carrefour se retrouve à coté de nous, mais pas moyen de prendre contact.

Le lendemain, on travaille un peu et on part à midi vers Séville. Malheureusement, l’endroit que j’avais repéré juste à coté de la Cartuja, site de l’expo Séville 92 est très peuplé, il y a des voitures partout et impossible de se garer nul part. On finit par se poser sur un terrain vague pour déjeuner, sortir la parabole pour trouver un autre endroit. On en a trouvé un pas mal, à l’Est de Séville dans un quartier calme et chic. On a pris ensuite nos vélos pour aller à Séville pour prendre des images pour la vidéo générale de la ville. Au retour, on laisse nos vélos attachés à un poteau plutôt que les remonter sur le porte-vélos.

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Sortie de Bayacas http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog/Sortie-de-Bayacas/78.html http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog/Sortie-de-Bayacas/78.html 2010-05-22 19:05:42 Sabine Canneva  

Mardi 20 octobre

Bayacas !

Nous sommes quand même dans un village hautement connu (oui, il est un peu en altitude). Juste au dessus d'Orgiva, qui est déjà une petite ville de montagne, on accède à Bayacas par une petite route raide qui descend entre le vide de la vallée et les arbres contre la paroi rocheuse. Ça tourne et on finit par arriver sur une petite place avec un arbre, un banc, 3 petits vieux et 12 voitures garées. En tout dans le village, il y a une église, une cabine téléphonique, mais on a piqué le téléphone il y a 4 mois, et 20 maisons accrochées à la colline. Il y a aussi par mal de chats, et surtout des corniaux. Il ne s'agit pas là de chiens, mais de corniaux: des trucs qui se sentent obligés d'aboyer dès que vous passez à moins de 50 mètres de leur grillage, et même si personne ne passe, ils se sentent obligés de se manifester. Ce genre de bête est universel ici.

Iil n'y a que quelques anciens qui sont encore au village, quelques jeunes qui viennent les voir de la ville les we, et surtout les britishs! Ils sont partout ces gentils anglais, et il y a de tout:

depuis l'ancien cadre de la city qui a tout plaqué pour faire de l'huile d'olives et des chèvres, jusqu'au plus grasseux sdf pseudo new age qui attends les extra-terrestres.

Il faut dire qu'il fait un climat autrement plus agréable qu'en terre grande bretonne: 360 jours de soleil par an, nous sommes le 27 octobre et on n'a pas encore sortis les pulls, sauf le soir. J'avoue que je n'ai pas testé la piscine parce que comme les nuits sont fraiches, l'eau ne se réchauffe pas assez à mon goût.

A Orgiva on peut croiser des dizaines de voitures couvertes de poussières, avec le volant à droite bien entendu, pleine de gars ou de filles, on sait pas toujours très bien, les cheveux en rasta.

Les propriétaires du gite sont belges ou français et madame a l'air anglais aussi, mais son accent n'est pas très clair. Elle nous a raconté qu'ils ont passé les 10 premières années de leur mariage à voyager en stop dans le monde entier... tient, drôle d'idée! ;) maintenant ils s'occupent de leur gite et font de l'huile d'olives depuis 11 ans dans ce petit village avec leurs enfants ados.

 Mercredi 21 octobre

 Nous décidons d'aller sur la cote pour voir la mer et changer un peu l'air de Bayacas, qui est certes frais et pur, mais manque un peu d'animations. En cours de route, Benji me propose qu'on pousse jusqu'à Malaga et qu'on y passe la nuit puisqu'on a le camping-car autant s'en servir.

Nous arrivons en début d'après-midi à Amunecar. Auparavant, nous avions fait un détour pour passer par une aire indiquée dans camping-car info avec les coordonnées gps. Arrivés sur place, il s'agit plus ou moins d'une station service. Benji va se renseigner, le garagiste lui indique qu'il peut à la rigueur le dépanner avec son tuyau d'eau, mais qu'aujourd'hui il n'y a pas d'eau dans toute la région, et qu'il n'y a pas la moindre installation pour vidanger.

Amunecar est une ville balnéaire pour l'été, il n'y a pas grand chose passé la saison. La plage est de galets noirs, avec des rochers, moi j'aime bien. L'ambiance est assez calme, on sent que tout le monde est parti, en plus nous sommes en pleine semaine. Comme je ne sens pas un potentiel formidable, je propose qu'on aille voir ailleurs.

 Nous faisons demi-tour vers l'Est vers Salobrena. Le guide parlait de « bonne surprise », effectivement, la ville est autrement plus intéressante. On part à l'assaut du village, où le panorama des montagnes et des champs s'abaissait devant nous. On suit ensuite une promenade autour du castello arabe comme il y en a presque partout par ici. Et là nous sommes tombés sur une grande bande de terre rectiligne qu'on voyait de la route en arrivant, avec des champs et surtout tout un quartier bien rangé de maisons fermées. L'enquête était trop tentante, nous sommes descendus de la colline vers ce quartier un peu fantôme. Il y a avait quand même un peu de passage et quelques maisons ouvertes; mais globalement, le quartier est un peu glauque. La mer, une rangée de restaurants et boutiques de souvenirs, et ensuite des résidences toutes identiques. Ce sont des maisons et non des grands immeubles, ça fait cosi et familial, chic même, mais l'idée d'un quartier complètement artificiel uniquement pour l'été fait un peu froid dans le dos.

 Recherches SALOBRENA:

Presque rien dans Wikipédia français, 12 000 habitants en 2008, augmentation depuis 1990. L'appellation « cote Tropicale » fait son petit effet: comment aller en vacances sous les tropiques à moins cher! Nous avons continué notre marche vers le vieux village, un saut à la bibliothèque pour voir qu'il n'y avait rien sur l'histoire de ce lieu, et nous sommes repartis à l'assaut du castello arabe. Les petites rues sont vraiment charmantes, des jolies fleurs, des belles grilles, des petites maisons bien arrangées, ou un peu too much, mais c'est autrement plus chaleureux que la grande esplanade en plein vent pour les touristes. Seul problème évidemment, comme ce village est sur un piton rocheux, il faut grimper sans arrêt. J'expérimente donc que les touristes, en vacances pour se reposer, fuient ces montées interminables, et que cette raison était sans doute suffisante pour construire ex nihilo un quartier de plein pied sur la mer. Vu la rectitude de la cote je me dis qu'il s'agit forcément d'une coté artificielle. Mais il s'agit de  travaux gigantesques, je vais faire des recherches pour savoir ce qu'il en est. Arrivés au castello, il faut payer, et on se dit que ça ne vaut pas le coup de voir un mini castello puisqu'on ira voir l'Alhambra.

 Nous nous dirigeons cette fois vers Malaga. Les guides ont un plan de la ville peu précis, le gps nous aide un peu, mais il a fallu tourner pendant au moins une demi-heure autour du centre ville pour trouver un endroit où se garer. C'est une grosse ville, qui a des quartiers de tours d'habitation, mais pas « une banlieue » horrible comme disait un guide. On finit par enfin se décider pour un parking un peu en retrait d'une grande route. Il s'agit du parking de la fac de biologie ou de médecine, et on est juste devant une grosse caserne de pompiers. Entre la route, les pompiers, et les étudiants qui se gareront le lendemain, la place n'est pas fameuse, mais tant pis. Effectivement la nuit sera bruyante, mais pas de pimpom comme on craignait. Le lendemain matin on sera coincés par des voitures, mais Benji arrivera à sortir le camping-car vers 18h après la visite de la ville. La manœuvre ressemblait à un enfilage de chaussettes pour faire passer un camping-car en marche arrière entre deux voitures avec cinq centimètres de chaque coté...

 Visite nocturne de Malaga, notre fabuleux parking est relativement bien placé (autant qu'il ait quand même un avantage). Le lendemain matin, petit déjeuner au milieu des étudiants qui arrivent pour leur cours. J'aime bien ce coté décalé de boire un thé pendant que des étudiants sont dans un cadre hyper règlementé d'horaires, d'années, de devoirs pour un résultat qu'ils imaginent mirobolant.

Visite de la maison natale de Picasso, puis visite du musée Picasso dans un beau palais arabisant. Le musée est la fierté de Malaga, mais il n'est pas très fourni, et les explications ne sont pas d'un intérêt extraordinaire. Je sens un peu la récupération de Picasso enfant du pays pour le développement artistique et économique de Malaga qui était il y a peu une ville décrépie. Elle est candidate à la capitale européenne 2016. Je repense à Lille dont l'importance régionale a décollée après avoir été capitale européenne. Malaga tente donc de se faire une place au soleil, disons une place parmi les métropoles. Le contraste entre Bayacas, petit trou où les siècles et les anglais passent sans que rien ne change et cette grande ville qui veut ressembler coute que coute aux autres grandes laisse à réfléchir. Que signifie vivre dans une grande ville? Aller au ciné, au restau, avoir un bon salaire, acheter des fringues chez Zara et Benetthon. Ou bien porter des vieux tshirts usés et aller acheter des salades comme Janet à Orgiva le matin? Au delà des conditions matérielles, il y a une émulation dans les grandes villes, qu'on sent à Paris et là aussi un peu à Malaga.

Ensuite nous montons au Gibralfaro par une jolie promenade sous les pins. Le soleil s'est levé après une bonne averse pendant qu'on était au musée.

Nous avons ensuite déjeuné dans un restau végétarien indiqué dans le petit Futé, et nous sommes allés visiter la deuxième partie du château: l' Alcazaba. Ça donne un assez joli aperçu d'un castello arabe.

Il y avait un couple dont on a pensé que monsieur était payé pour filmer et photographier sa blonde. Il a passé sa visite à la photographier, une espèce blonde platine bronzée, jusqu'à l'attendre quand elle sortait des toilettes pour immortaliser le moment....

26 octobre

Pour être sûr de récupérer la caméra qui arrive par colis, Benji veut aller à Grenade la récupérer directement à l'entrepôt, et tant qu'à faire... tout de suite! Le transporteur lui avait dit que le paquet était bien à l'entrepôt et lui avait donné l'adresse. Nous faisons la route et tentons de trouver cette fameuse rue dans le poligonno industriale. Après une bonne heure de recherches, on finit par trouver grâce à internet et au gps combinés. La caméra est là, mais il n'y a pas encore la carte mémoire. Comme il en faudra deux, Benji cherche sur internet un magasin à Grenade où on pourrait racheter directement une deuxième carte. Arrivés devant le magasin qu'il avait trouvé sur internet, le monsieur était en train de ranger des cartons pour fermer boutique.... il nous indique une autre adresse mais qui est un magasin de photos pour touristes qui n'a pas ce genre de matériel trop sophistiqué. Nous voilà donc sur une place à manger des Churros au chocolat, depuis le temps que je réclamais des churros!!

Retour ensuite à Bayacas, de nuit encore, puisque depuis le changement d'heure hier, il fait nuit à 19h. Bayacas de nuit, c'est vraiment de nuit, puisqu'il n'y a qu'un ou deux lampadaires. Heureusement, on a des lampes dans le camping-car, ce qui nous permet de faire le chemin en terre sans trop se tordre les chevilles.

27 octobre

Première casse !

Nous décidons de nous lever tôt et d'aller faire une rando autour de Pampeinera. Il faisait un beau temps clair, pas trop chaud. Nous avons déjeuné à Pampaneira au retour, puis fait une halte à Bubion pour jeter un œil au village. Nous avons toujours le problème de trouver une place assez grande pour nous garer. Nous avions trouvé un beau parking, mais avec une montée un peu sévère. À la montée, comme d'habitude dans ces cas là, les béquilles ont touchées le bitume puisqu'on est assez long après les roues. Quand on est partis, on s'est dit qu'il faudrait mieux coller le talus à droite pour prendre le moins de pente possible. Et bien c'était une mauvaise idée. J'étais dans la rue devant pour m'assurer de la circulation et en tournant on a arraché le petit luminion et le réflecteur à droite. Une partie du pare-choc est bien entamé aussi. Benji ne s'est même pas rendu compte qu'il arrachait tout ça puisqu'il pensait que c'était juste les béquilles en touchant par terre. En fait, une dame nous a dit plus tard qu'on avait peut être touché une branche qui dépassait du talus, ce qui serait donc un peu moins de notre faute. Enfin bref, on a pété notre premier truc sur le camping-car, mais par excès de zèle. On sait désormais que cette pente était un peu raide. Le résultat c'est un luminion cassé. On a remis le pare-chocs qu'on va pouvoir scotcher je pense. Quant au réflecteur, on l'a récupéré il est juste cassé en 2, et on espère le refixer. Comme on avait pas de gros scotch (c'est mal, on avait lu qu'il en fallait dans la boite à outils, mais j'ai procrastiné d'en acheter) le morceau de pare-chocs est tombé, et voilà c'est malin les jeunes, comme ça on a un trou à l'arrière du camping-car. Bon, mais rien de dramatique.

 28 octobre

 Encore une journée à Grenade pour courir après des paquets. Nous sommes retournés ce matin à l'entrepôt de TNT pour récupérer la carte mémoire pour la caméra, c'est bon on connaissait le chemin. Benji avait eu DHL ce matin pour leur demander de ne pas embarquer le paquet vers Orgiva, mais de le laisser au dépôt de Grenade. Ce qu'ils n'ont pas fait bien entendu. Après plusieurs coups de fils, il s'avère impossible de récupérer le colis à Grenade. On s'acharne et on en profite d'être là pour aller faire des courses pour remplir le camping-car de victuailles: un petit tour dans un magasin de bricolage pour le chatterton en autres, bières, farine, etc, et enfin chez Carrefour pour divers trucs, dont l'important épluche légumes, nutella, thé, confiture de myrtilles, et brioches.

Vers 18h et toutes ces victuailles, Benji tient quand même à aller à l'entrepôt DHL. Nous passons une bonne demi-heure dans le bled de Peligros (ce qui veut dire danger, ou d'Angers... décidément! ;)) en demandant à 4 personnes pour trouver le fameux entrepôt. Benji va se renseigner et apparemment le camion rentre après sa tournée dans une demi-heure avec le paquet!! Nous voilà donc à attendre au milieu des quais de chargement et enfin à 20H30! Voilà le paquet. 

 

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Chez Darty; à la recherche du Wi Kook, aventure! http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog/Chez-Darty-la-recherche-du-Wi-Kook-aventure/97.html http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog/Chez-Darty-la-recherche-du-Wi-Kook-aventure/97.html 2010-05-16 13:01:00 Sabine Canneva J'ai épluché le marché de la cocotte minutes: Seb, Tefal, et consorts avant de tomber sur LE produit qui me convenait: une casserole WiKook. Petit, il a un couvercle sous pression, même si c'est 3 fois moins qu'une cocotte-minute, il a l'avantage d'être plus compact et moins lourd qu'une grosse cocotte, et surtout, il s'ouvre beaucoup plus facilement puisqu'il n'a pas autant de pression.

L'intérêt pour moi est d'avoir quelque chose de petit mais qui économise un peu de gaz et de temps de cuisson. Je peux faire bouillir l'eau, mettre les pâtes et refermer le couvercle, couper le gaz au bout de 5 minutes, les pâtes continuent de bouillir même sans feu. En gros, les temps de cuisson du WiKook sont la moyenne entre une casserole classique et une cocotte-minute, un habile compromis.

La théorie d'Ivan Illich sur la convivialité me saute encore aux yeux dans ces magnifiques grands magasins comme Darty sur la question de « maitriser son outil ». De même à la pharmacie. Personne n'aurait l'idée de penser qu'un vendeur de Darty et une pharmacienne font le même métier. Pourtant, ils tripotent tous 2 le même logiciel de gestion de stocks en flux tendu, les mêmes machines à payer, la pharmacienne devant un peu plus connaître ses produits que le vendeur de Darty qui peut toujours lire l'étiquette de la cafetière pour dire au client que oui, celle-ci fait bien du café....

Les pauvres vendeurs des grandes chaines sont tellement déresponsabilisés qu'aucun ne connaissait ma nouvelle cocotte révolutionnaire. Je pense que ça ne les intéresse absolument pas de lire le catalogue de leur marque pour voir les nouveautés. Ils ne sont pas là pour s'y connaître en électroménager, ils sont là pour accomplir des « process-qualité ». Ils ne sont même pas là pour « vendre » au sens marketing. Les gars sur les marchés, eux savent vendre. Ils ont les bonnes vieilles techniques de démonstration, d'accroche, de relance, bien lourdes, mais ça marche, et ils vendent un balais-qui-lave-tout-seul à la sueur de leur front. Surtout, ils savent ce qu'ils vendent. Chez Darty, ils ne savent pas ce qu'il y a en rayon, alors leur demander si ça marche bien, faudrait pas trop leur en demander.

 

Darty Italy 2, Montparnasse, Odéon, Darty La Madeleine (et celui là, c'est costaud à trouver, il est planqué sous l'église de la Madeleine, et il faut rentrer par le parking souterrain...)

Je les fais tous, leur site m'indique qu'ils en ont en magasin, mais sur place, impossible de mettre la main dessus. A chauque fois, j'observe le rayon casseroles du magasin, et, bredouille, (sûre qu'il n'y a pas mon WiKook en rayon), je vais voir un vendeur qui me répond invariablement « on va aller voir ».... donc nouvelle vérification, qui conclut, comme moi qu'il n'est pas en rayon. C'est enfin à la Madeleine, après avoir traversé le parking, l'accès du métro, descendu les étages, et parcouru des kilomètres sous terre, que je vois un malheureux WiKook tout seul sur une étagère. Je me rue dessus, je le sers dans mes petits bras, et je vais voir un vendeur pour lui demander la même chose. Surpris de voir ce truc qu'il n'avait jamais remarqué, il cherche (encore une fois dans son logiciel, et encore une fois sans tenir compte de la bonne référence, il s'y reprend donc à plusieurs fois avant de trouver LA bonne référence, que je lui avais pourtant indiquée) et m'indique qu'il ne reste plus que celui là, le modèle d'exposition. Après tous ces kilomètres en métro pour trouver ma casserole, je l'a prends quand même, et arrivée à la caisse, on m'indique qu'elle ne coute pas 80 euros, mais... 25! Bon, au moins, même s'il faudra changer le joint en caoutchouc, j'ai fait une bonne affaire: trouver l'outil dont j'ai besoin et en plus à ¼ de prix!

 

Je me disais que j'ai adopté un comportement inverse de ce que le markéting cherche à faire. Même pour des biens d'équipement durables, les magasins poussent toujours à l'achat impulsif plutôt qu'à l'achat réfléchi. Une cliente qui vient en disant « je veux la référence X à tant d'euros de telle couleur, je sais que vous l'avez, j'ai regardé dans vos stocks »... cette cliente, c'est moi, mais dans la vraie vie elle n'existe pas. Le vrai client c'est plutôt « tient regarde chérie, elle est belle cette casserole, tu en voulais une, on l'achète? » sans savoir si c'est le mieux pour eux ou pas.

 

Pour moi, c'est juste une façon d'utiliser de manière raisonnée la société de consommation. Je trouve ça assez bien quand même de pouvoir acheter des tas de biens d'équipement partout à coté de chez moi, à des prix accessibles. Je n'ai donc pas vraiment envie d'un « retour » comme on croit à tort à propos de la décroissance. Plutôt d'une utilisation cohérente. Internet peut justement servir à l'information du consommateur s'il prend la peine de ne pas acheter tout et n'importe quoi. Depuis plusieurs générations déjà, l'Europe a l'habitude de l'abondance, et comme toute chose ancienne, tout un chacun devrait maitriser ce « nouvel » environnement. Pourtant, non, les consommateurs de base achètent toujours n'importe quoi parce qu'on leur montre à la télé ou sur des têtes de gondoles.  

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la maison des fous http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog/la-maison-des-fous/61.html http://blogsab.regards-sur-ailleurs.fr/blog/la-maison-des-fous/61.html 2010-04-27 09:54:22 Sabine Canneva Cette fois, nous sommes rentrés, dans une vraie maison, (pas encore la notre), avec une douche chaude, et le confort moderne bref, les aventures sont terminées. A moins que...

En effet, nous avons développé une certaine compétence pour repérer les endroits propices pour passer les nuits (éviter les écoles, les trains, les routes, les ronds points, les mosquées, les églises, etc, voir un post antérieur).  Nous maitrisons maintenant les subtilités d'un voyage en camping-car, et le fait de désormais s'arrêter de voyager nous a fait croire un instant qu'on allait s'ennuyer et se pantoufler. C'était sans compter sur l'aventure administrative française.

Tout le monde sait qu'il faut justifier de ses revenus pour prendre un appartement : bulletin de salaire ou déclaration d'impôt pour les professions indépendantes.

Mais comment fait-on lorsque l'on a des revenus (vive le Pole Emploi) et une entreprise qui n'a pas encore eu la bonne idée de faire des bénéfices et donc de payer des impôts ?

Ou bien posons la question sous une autre forme : que préfère aujourd'hui un propriétaire ?: des locataires solvables ou des garanties basées sur des non solvables ?

Et bien, selon la logique psychologique des humains : ils préfèrent des garanties.

Ce qui est curieux, c'est que la fameuse crise financière de 2008 était précisément basée sur ce principe toujours en vigueur : peu importe la capacité des emprunteurs à gagner de l'argent, les créances étant garanties, tout le monde est rassuré. On a vu ce qu'était ces garanties : d'abord des montages hasardeux, et surtout le montant était tel que les assureurs ont, comme par hasard, menacé de faire faillite (ba oui, des assurances qui paient tout, ça se saurait).

Bon, mais y'a une crise du logement, (holala, faut construire des milliers d'HLM), alors voilà notre crise du logement :

- Il y a à Angers des dizaines d'appartements à louer qui correspondent à nos besoins et à notre budget.

- Nous avons de l'argent d'avance, et des revenus qui nous permettent de payer ce loyer de façon sûre pendant largement 3 ans (durée du bail, ce n'est même pas sûr qu'on reste 3 ans dans ce logement)

Mais personne pour le moment ne veut nous louer : pourquoi ? parce que nous n'avons pas de quoi justifier de revenus correspondant à 3 fois le montant des loyers.

 

Il existe, grâce à notre formidable gouvernement, une nouvelle usine à gaz appelée GRL (on aime bien les sigles, ça fait intelligent), autrement dit la Garantie des Risques Locatifs, présentée par notre sus-mentionné formidable gouvernement comme LA solution miracle pour tous les pauvres gens en mal de logement. Voilà comment ça marche :

- Justifier de disposer de 2 fois le montant du loyer (au lieu de 3 fois dans le privé)

- Le propriétaire peut la souscrire pour couvrir son locataire

- Pour la modeste somme de 2,5% du loyer

Votre perspicacité n'a pas manqué de relever certaines bizarreries : l'intérêt de ce machin est assez limité puisqu'il faut toujours justifier de revenus, moins importants certes, mais quand même. Ensuite, bien évidemment, histoire de retaper un peu les assurances en mal de nouvelles rentes, c'est payant. Mais surtout, et c'est le plus drôle : « le propriétaire peut souscrire ». C'est à celui qui n'y a pas intérêt de souscrire, si ça lui chante, un truc qu'il va devoir payer....tout le monde sait bien que les propriétaires se battent pour retenir les locataires dans leurs immeubles et qu'ils sont prêts à tout pour les garder...

Nous aurions donc pu bénéficier de ce nouveau bidule, si les propriétaires l'acceptaient ! Sur la 15aine d'agences contactés, toutes nous ont confirmé le plus simplement du monde « ha non, on ne fait pas la GRL », genre « non, on n'est pas pratiquants ».

De l'aveu même du gouvernement dans le dossier de presse de cette GRL, il y aurait près de 200 000 logements vacants en France. Ce qui nous a été aussi confirmé par ces agences, je les cite « oui, vous avez raison, un propriétaire préfère laisser son logement vide plutôt que de prendre un locataire qui n'a pas un dossier béton, et même avec un dossier béton, on arrive à avoir des impayés »

Conclusion : un dossier béton ne sert à rien.

Deuxième conclusion : il ne faut pas chercher loin les raisons de cette « crise du logement » dont on nous serine les oreilles : si même en ayant de l'argent on ne peut pas se loger, comment font les vrais pauvres ??

Troisième conclusion : le moteur de notre chère économie s'appelle « la trouille ».

Selon le site du ministère de la justice,

 (http://www.justice.gouv.fr/art_pix/1_stat_anur08_20090317.pdf) le nombre de contentieux locatif pour impayé est de 133 303 en 2006 (ce qui a du augmenter significativement depuis)

Selon un rapport du Sénat, (http://www.senat.fr/rap/r03-022/r03-0222.html.) il existe 5,1 millions de logements locatifs privés.

Le taux de contentieux est donc de 2,6%, aller 3%. Ce qui veut dire que 97% des locataires payent leur loyer, voir 95% puisque tous les impayés ne font pas l'objet de contentieux.

 

Parallèlement, on trouve sur le site de l'Insee d'autres chiffres édifiants :

http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATnon05237

La part des ménages qui n'ont pas de difficultés de logements : 47,1%

A contrario, 52,9% des ménages ont des difficultés de logements ! ces chiffres ne sont pas liés au parc locatif, mais laissent songeur sur le degré de tolérance de la société :

Il est inconcevable que 5% des propriétaires aient des problèmes avec leurs locataires, en revanche, il est admis que plus de la moitié des occupants soient mal logés....

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